Dialogue à l’amor(t)…

C’est quand je te cherche que je sens dans ton corps comme une hantise
C’est dans tes larmes que je ressens comme de la pluie dans mes peines
Et les heures s’effacent sans lendemain sans horreur in…

-pour quoi les ombres te font peur amant ?
les heures passent et tu te rapproches
les matins chassent au devant de moi ta saveur vagabonde

c’est vrai mais j’ai froid quand je sors du lit
j’ai chaud quand je regarde le soleil au loin
et je pense à ta lumière si froide si pleine de glace

-sans toi je ne suis qu’un concept, une image
un hasard qui s’ignore un corps sans substance
nous sommes indubitablement liés
chevillés au même corps premier

peut être c’est vrai je sens qu’un corps émerge parfois du froid qui m’
inonde
mais c’est confusionnel comme sensation
c’est hasardeux et c’est morbide

même si petite mort c’est l’extase
je n’ose imaginer la grande la vraie la définitive formule
l’extrait décisif

-tous ont peur sauf les sages
tous ont soif sauf les assoiffés
tous me craignent sauf les miens
tous m’aiment sauf ceux qui ont tes yeux

et dans les naufrages je verrais tes yeux vides ?
dans la tristesse j’apercevrais ton linceul ?
c’est trop ou trop peu !
je n’ai en fait pas trop peur
j’ai juste trop de fatigue à y penser
trop de lenteur à t’imaginer
trop de tendresse pour trop t’aimer
et trop de foi finalement pour te redouter

mais la vie est la sucrée qui donne le miel à ma faim
le nectar qui donne soif à ma voix
et hasardeux est le chemin qui me mène vers toi
même s’il est inéluctable
je viens rassure toi et je saurai dans tous les cas te sourire quand je
serai dans tes bras
mais le temps valeur ridicule au regard de tout cela le temps dis je est
encore assez loin de nous…

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