Ben Harper, Diamonds in the Inside

comment ne pas adorer toutes les faces de ce personnage qui se révèle proteiforme, Ben Harper n’a pas que le blues dans le sang, le reggae, la soul, le rock, le gospel. Alors on dira certes que toutes les voix noires sont en lui, mais c’est encore plus que ça. « in my own two hands » reste assez classique pour Ben, « pictures of Jesus » est un magnifique gospel et là on touche aux « roots » ces racines du peuple noir, identitairement semblable au « jah work » quelque part. « blessed to be a whitness » est une des sublimes perles de ce grand et bel album, des sonorités plus douces, plus world, plus frappés, moins guitare, plus suaves; une ligne mélodique apaisante et si pleine de tendresse. « bring the funk » est une pure merveille Brownienne, ce funk pur et « loud » qui cogne ses rythmes sur nos peaux devenues tambours battus par le sang du groove. Mais ma préférée reste parmi tous ces bijoux « she’s only happy in the sun » une voix qui tire sur ses aigus, qui pleure, qui rime, qui se perd dans le sens, dans la beauté édulcoré d’une ligne mélodique qui pousse au sublime par sa douce simplicité, que je dirai presque qu’elle est Dylanienne. Et les textes dans tout ça ? Une si belle écriture, franche et habilement insérée dans des musiques presque parfaites que cela dépasse au final presque toute forme de plaisir, pour se perdre dans un absolu de beauté, de plaisir, et de tendresse. sauf « so high so low » pur métal qui brise toute carence, ne caresse plus, mais griffe, et se perd dans l’obscur de ses guitares saturées.

Au final peut être l’album le plus éclectique, mais aussi bien achevé que les autres, une étincelle de plus dans un feu de perfection, qui nous réchauffe encore le coeur et le corps.

Donc partageons tous ensemble dans ces temps de morosité, cette ambroisie qui nous parera d’un peu d’or.

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