Tu es douce à ma Vie chère flamme

Tu es chair contre chair en mon âme
Je voudrais tant de Toi je te le dis
Que cette Vie jamais ne suffit
Je m’invente des Rêves où tu Danses
Je m’écris des Histoires de Souffrances
Tu enflamme mon coeur en Silence
Tu fais flamber mes nuits fais moi Confiance
Je t’ai bâti un Monde rien qu’à Toi
Peuplé de fauves rien qu’à Toi
Ils te garderont de mes atteintes
Et cela toujours sans contrainte
C’est que la folie parfois fais de Moi
Un Monstre de désir rien qu’pour Toi
J’enlèverais cette soie qui te protège
Pour pouvoir voir ta peau nacrée de Neige
Je ferais des étoiles de satin
Que je poserais sur tes lèvres à desseins
Car mes baisers sont remplis de fièvre
Et je ne voudrais laisser Folie sur tes lèvres
Un jour je disparaîtrai pour survivre
Je ne serai plus qu’un Grand Livre
D’où jailliront eau fraîche et caresses
Qui feront de Toi à jamais ma déesse

Je t’aime à tuer tous les anges qui diront que mon amour n’est que du désir
Je t’aime à décapiter tout ces démons qui rient de mon Amour et le disent plaisir

C’est avec ces masques que je parle le plus souvent. Ils sont nombreux les arbres du dimanche.

Ils sont aussi la prima matéria de ces masques dérobés, de ces visages en recel.
C’est pourquoi les déguisements les plus sombres font ressortir les ombres veineuses du bois. Alors c’est facile de
s’expliquer ainsi. Je suis l’image du peintre quand il rougit devant la beauté du ciel.

J’ai peint des ombres sur les arbres

De belles ombres qu’on voit de très loin
Mais je ne fais pas que çà
Je peint des reflets sur ses doigts
Des caresses sur ses ongles
Et de ses cheveux je tisse
De mes doigts une écorce
Où coule ma sève

**
*

Tout mon savoir je l’ai trouvé là-bas
Il est tombé sur notre Terre
Il est tombé de trop haut
Pour qu’on puisse l’utiliser trop longtemps
Pourtant je ne sais encore y faire
De mon sang j’ai donné tant d’images
De belles histoires de rêves trop brutales
La vie celle qui vient de moi est encore
De trop de force pour une tendresse imaginaire
Même mes mots sont si fous
Que je les retiens de trop vous faire de souffrance
A caresser sans cesse ma langue sans arrêt
Ils auront un beau jour le désir de faire de moi un objet
Mais tant pis ce sera ma seule détresse
Mon seul péché pour aujourd’hui
Et puis s’effacer dans l’ombre c’est devenir une proie pour blondes
S’enfuir chaque fois dans la nuit c’est redevenir un esprit
Alors qu’enfant mes larmes je les gardais
Pour en faire de tendres calumets
Les fumets qui s’en dégageaient
Etaient le sang des rires imparfaits
Mais la jeunesse est comme çà
Elle fait tomber dans ses filets tous les rêves
les sourires et même les mensonges
Pour qu’ils collent à ses projets
Et c’est comme çà que pour des parfums d’ombres amères
Inoculées
Je devins ces quelques soirs d’hiver
Un damné de trop
Un chopé du Grand Mal
Celui qui tue de tout coeur les connaisseurs.

2 réflexions sur « Tu es douce à ma Vie chère flamme »

  1. Comme un écho du cri d’amour poussé par notre poétesse nationale Lisa Anna dans « aime-moi », Pant nous livre ici un texte d’une ferveur charnelle et érotique, entre le cri et le chant, entre l’étreinte et l’embrasement qui se font dans le secret des coeurs
    « Tu es douce à ma Vie chère flamme » repousse une nouvelle fois les limites du chant d’amour en poésie, magnifique et transcendentale ode à la vie à deux, ce texte, cet hymne, sera t-il dépassé un jour par la grande Lisedest ? (sourires)

  2. Merci Mikel, c’est un vieux texte avec ses faiblesses stylistique, mais par endroit il a cette puissance de la jeunesse que je n’ai plus donc re-merci pour lui. Et nul doute que Lise ou toi soyez capables de dépasser ces quelques mots.

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