Ils semblent être mieux que nos vieux
Rires étranges et éteints
Ils tremblent d’être encore déteints

Mais ou vont les restes d’ombres
Qui nous collent au coeur
Ils s’effacent derrière nos vies sombres
Semblant atteints d’une juste peur
Pourtant que deviennent nos rires ?
Ils sont le pale reflet
De la musique intérieure, c’est à dire
Qu’ils ne font guère d’effet

Je n’aime guère ce que je deviens parfois.

Je rêve d’être un prince échevelé, enrichi de larmes tièdes et à demi éreintées. Je rêve d’être seul avec toi ma sœur, tous les deux assis sous un pommier royal. Cet arbre est un prince écartelé, il tremble de se faire trop de rire, il pleure de se dire trop à l’aise.
Mes espoirs sont en toi, ils cultivent cette terre native, pour en faire un oasis émerveillé.
Les rivières sans fond n’y seront pas orphelines, les biches infantes n’y seront pas désolées.
En cette Terre Franche brûle ma chair si brute à décoffrer.
Cette chair si chère à transformer, je veux en faire des pavés de nacre recouverts, ils seront les fondations du Temple du retour, les fondements de ce même havre du souvenir natif.

Je suis le chant du lendemain

Le sourire juste du souvenir
Le chemin sur que tu empreintes
Le visage affolé que tu supplies
Le cheval vif que tu poursuis
Le dimanche nu que tu subis
Le silence brûlant que tu réclames
Le rendez-vous des insoumis
Le peut être des désolés
L’âtre sauvé du mauvais sort
Je ne suis pas le mauvais dévisagé
Le Roi noir seul sous le chêne sec
Le chevalier au bras nu de glace

Le saule empreint de majesté désolée

**

Que me reste-t-il de vivant dans cette âme qui est mienne ?

Un zeste de vent qui pénètre des rivages déserts et si froids

Et un coeur qui frissonne quand vous pleurez devant moi
Que me reste-t-il de chaud dans ce coeur qui parfois n’est plus a moi ?
Un sentiment de détresse quand je vois que vous vous battez pour rien
Et mon sang qui frémit quand je sens que la vie s’éloigne de nous
J’ai vécu de nombreuses vies, des amères, des tristes, des sanguines
Et des rêveuses aussi, mais jamais je n’ai rêvé de vivre sans fin
Ma vie me suffit et je vois qu’elle sera amère encore
Car nous nous livrons à de nombreuses batailles
Des justes, des suicidaires, et des inutiles aussi

Pourtant ne plus jamais se battre, ne plus jamais lutter…

Ah ! ! des fois la Mort tu souris comme une amie

J’ai entendu une femme qui criait à l’aide un soir

Enfin c’est comme ça que je l’ai vu
Car la poésie c’est un cristal empathique
Et le mien sert aussi parfois de miroir déformant
Je regarde le monde s’essouffler derrière ma vitre arrière
Et je vois ces coeurs qui s’oublient
Et j’entends des pleurs dans la vie
Et moi aussi mes larmes tombent dans ce comble négatif
Elle portait sur sa chair la belle Amie
Un pêché de peur, de peur, et de peur regarnie
C’est difficile de résister quand le monde est si vaste
Et que ton coeur est trop étroit pour absorber les désirs des hommes
Ton pauvre petit coeur était battu avant le combat
Pas de désir de s’en sortir
Pas d’envie de résonner et d’amplifier
Pas d’envie de vivre avec et bien
Non, non, hélas et je pleure
Tu es morte de t’être trop languie
Tu es morte de sourire dans un monde si noir
Que ton âme s’est retournée vers le monde désert du vent sourd
Rien ne sort jamais de rien
Et ton âme s’était bouleversée et n’en voulait plus de la vie
Hélas
Pourtant la vie est une rose qui jamais ne s’éclos
Mais dont le parfum est si entêtant
Et dont les épines sont couvertes par la douce brise
Tous nos désirs de soif c’est dans la belle rivière que nous la voyons
Et notre père Ours, guette et soupire de joie en nous voyant résister si bien ? la force de la beauté
Il faut craindre les témoins de son âme
Ils sont parfois les artisans du mensonge
Ce vent délicat qui nous fait voir le soir de la Maya
En nous nous trouverons le force de faire éclore notre Rose
Et nos soifs et nos passions feront de mille feux
S’amplifier le parfum
Dans cent et mille ombres
Dans mille et vingt mondes
Ton Etre sera
Ton Etre s’avivera.

Et ainsi sera ce qui doit et ainsi montagne tu redeviendras un ange de beauté.

Dis-moi seul homme assis là qu’est le temps pour nous

Et pourquoi je reste là alors que le temps est mort pour moi
Tous les hommes qui sont déjà partis loin dans l’au delà

Que sont-ils encore que reste-t-il de leur corps encore
L’amour reste assis là chargé dans nos ventres comme le sel à faire la vie
L’amour est le secret de nos corps que rien ne condamne
Encore raison est-elle notre soeur encore cette âme qui se repose dans un
coeur de rose
Encore cette âme qui se nomme amour et baigne notre terre
O flamme comment me reste-t-il un peu de feu dans mon âme
O flamme que de mon sang naisse une femme
Qui baignera de ses larmes les souvenirs dans ma mort
Il est des jours à faire et des hommes à refaire
O milieu de nos terres avides dans ces zigzags de misère au milieu de ces terres qui règnent dans le temps des guignols de nos coeurs
Plus loin qui y a-t-il qui reste
Le sel dans nos enfers
Tel le feu qui revient comme un backfire dans nos armures
Et ils rêvent nos princes
De rasoirs jetables, de cartons de vins jaunes
Des bulles de soin pour les lèvres abîmées
Et encore…
J’éteindrai ici mon illustration
Car elle est nuage mauve qui vire à la nuit
Ou est la lumière dans mon océan privé de capitaine
Enfin un jour mes cavales m’évaderont de ces murs de Soif inextinguible
Et elles m’emmèneront dans un monde où changer nos coeurs et réchauffer
mes douleurs.

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