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Du haut du bas
http://www.myspace.com/celimaginair
Du haut on se regarde jusqu’en bas
tout au bas
Du bas je remonte doucement j’ai la main comme je peux
douce ou brulante des fois tout ce que je veux
Du haut tu me souris
duo on se sourit
C’est encore loin mais ça se rapproche
le chemin comme à réchauffer les pieds alors
Du bas même si j’aime le ton de ce nylon
j’ote ou je déchire ?
Du haut vers le bas plonge notre désir
du bas vers le haut monte notre plaisir
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Entre morning and evening
Une morning attitude
pour une happening habitude
sur un fil je remarcherai
sur tes fils je démarcherai
déboucher les ombres qui résistent à nos souvenirs
et tout ça en quelques mots avant de trop trembler
ça mériterait oui
ça mériterait un grand fond de whisky un grand fond de plaisir un grand fond de nos désirs
ça hériterait jusqu’au bout du plaisir cette onde délicate et folle
nuée d’une tendre passion
Une evening certitude
pour une happening habitude
qui se porterait bien même avec mes tremblements
Ça serait bath non ?
tellement qu’ensuite on prendrait un bain nous ensemble ce me semble
photo de Chris
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Peut-être ?
Je sais la nuit, je sais.
Le matin quand j’y arrive c’est tenu, pressé, exprimé, plus rien de soi, tout contre à refaire.
Le matin c’est l’après noir, l’après soir, l’après d’hier, l’après. Et pour recommencer il faut encore ouvrir les yeux, encore mettre les mains devant soi, qu’elles ne tremblent pas trop, autrement refermer les yeux très fort pour que cela ne soit qu’un mauvais réveil, mais.
Se redresser ensuite, se redresser car couché c’est le chien redevenu sauvage qui gît, redresser celui qui a oublié ce qu’il est, même s’il tremble, surtout s’il tremble, c’est bien qu’il faille le redresser, le contraindre ce fou, le poser sur le sol, par le pied, par les pieds, le poser après qu’il se soit reposé, le poser, qu’il reprenne la pause devant son miroir dans la salle de bains, oui il aime pauser, se calmer le sourire, s’éclaircir le regard, et agréablement se laver, se parfumer, se prêt parer comme un fauve revêtu d’un costume de laine, ridicule.
Et il se hâte, le soleil lui n’est pas encore levé, lui. Chacun son rôle, le lever de rideau c’est d’abord pour lui, et qu’importe ses tremblements, ses douleurs, il fait face, il fait face et il pile, et parfois c’est la tranche qui sort, la tranche du nerf qui sur l’acier rippe et plié mentalement de douleur, il se contraint, droit, droit comme il le doit, continuer, et le soleil se lèvera ensuite, et ensuite oui…
Amadeo Venturi et moi
photo de Guerm
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Vide
Yves Klein
je ne suis pas seul je suis l’autre l’isolé loin perdu
sa cause une nuit une nuit sans nuire pas plus qu’un jour luit
une nuit un lui
je pleure où se cache le noeud de mon problème
au coeur de mon cerveau tout finit là tout finira las
en décombres désencombrées en lune désolée en amour à peine oeuvré
je ne suis pas seul je suis loin perdu face à une île sans aile qui s’est écrasée sur une plage nue
quelle conséquence d’être un pauvre type sans avenir tout s’enfuit quand on a le regard seul jusqu’au bas de la falaise
et pourtant à quoi tout cela sert quelques mots pour d’autres des fadaises mais mes doigts se mourront sans amour sans rien sans mains sans corps sans…
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Du lendemain 1.1
Elle regardait par la fenêtre, les yeux portés loin sur l’horizon au delà de l’océan. Quelques minutes ainsi et une phrase : ” Tu sais, j’aimerais vraiment que nous fassions l’amour…”
Il était lui assis sur un canapé, la tête penchée, les mains soutenant ce chef qui se sentait chanceler, les instants se tassaient les uns après les autres, alourdissant l’atmosphère, il finit pourtant par la relever cette tête, et dit dans un souffle : “Crois-tu vraiment que ça vaille tout le mal qui va suivre ? Tant de joie poursuivit par tant de peine… Tout cela va te faire tant mal sais-tu ?”
Elle était maintenant face à lui regardant ses larmes couler en même temps que ces mots
-tu veux me faire du mal, me violenter ?
-Non, mais ce que je veux a-t-il vraiment de l’importance, ce qui arrivera est ce qui compte, les mots portent l’amour, nos gestes aussi, nos mains nos corps tout abrite l’amour, mais c’est cette joie qui porte en elle même tout le mal qui va nous poursuivre, un mal social, un mal humain, un mal d’honnêteté, un mal puissant couvert par tant de bel amour, mais un mal qui le fera ce malaise, cette douleur, effarant les couleurs de nos instants. Pour continuer il faudra franchir le mal, il faudra chasser la mélancolie, la douleur de l’instant, s’accrocher à la vie, à l’aspect unique de nos caresses et de nos baisers, oui s’accrocher l’un à coté de l’autre, l’un en face de l’autre, l’un avec l’autre.
**
Comment se retourner sur le passé, faire le back, le return, le back to back, quand le moment fatal arrive, l’attaque, le clac, le tac tac, le claquement des talons sur le sol, un soir dans les couloirs de la boite, on nous présente, on se croise, on se regarde, on se croise ?
Histoire de corps oui, eux se croisent, se décroisent, se recroisent, mais mes yeux dans les tiens restent perdus, ou non, dans tes yeux mes yeux se sont retrouvés, en y restant, en s’y posant, s’y reposant, votant en même temps que toi le temps de tes nuits, la couleur de tes rêves uniques. Et le lendemain quand on se recroise fatalement tes mots se heurtent à mes lèvres, tu veux me dire quelque chose, tu me demandes mon mail, tu attends ma réponse, je ne sais pas, je m’étonne, je me cherche dans tes yeux, je m’étonne et je me trouve dans tes yeux, je te donne mon mail, tu me lisais, tu savais que j’écrivais sous pseudo sur le net, tu as lu ce que je cache de mon coeur, tu as lu tu es tombée en moi comme moi dans tes yeux, et voilà…
Tu me regardes pleurer, tu doutes, tu ne comprends pas ce que je dis, tu me fuis, tu me reviens, soudés déjà pour le meilleur et pour le pire, l’union avant la désunion, et tout se mélange entre deux pleurs, tu as compris, mes mots pulsés, ma main sur ton épaule, tu me refuses ta main, tu n’aimes pas que je te la prenne, tu es comme l’oiseau un peu vif, un peu timide même si son bec est dur, il a peur parfois, tu es forte et fragile, tu es reine et démone, tu es mon amour, et je suis ton valet de coeur, ton servant d’âme…
-tu veux me faire du mal, me violenter ?
-Non, mais ce que je veux a-t-il vraiment de l’importance, ce qui arrivera est ce qui compte, ce qui arrivera c’est le décompte des soirs, le moment où tu es toujours seul, toujours quand l’autre est loin, toujours…
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Sable_ et c’est là sur la plage
Mes mots feront la distance posés sur ta peau en plein d’errance mes mots s’inscriront dans ta danse et aux larmes des loups se teinteront de sable noué
Mes pas se calmeront dans les vagues aux larmes perlées de lune se dorant d’un matin sur la plage dune pour calmer la distance
Mes doigts laisseront parler la chair crue s’abimant eux même dans tes cheveux se retrouver liés par les boucles et l’horizon presque doré
Tes mains s’abimants sur le vent tes doigts qui terminent leur route dans ma bouche et ma langue dansante au majeur se calme ensuite en disant pouce pouce bien sentencieusement
Et oui c’est l’alarme dans les cieux l’amour se fait sur cette plage et rien n’y peut se tourner tout est face de face tout s’efface lorsque c’est le début le temps d’en recommencer des jours parce que pour les nuits tout se cache tout se cadre dans un flot de lumière jaillie se posant sur tes seins pour me guider vers toi et me donner un autre parfum
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Sable de là va
Tu reposes ta main
Encore sur l’aube
Personne encore pour y croiser tes lèvres
Reposes ta main
Là bas sur la mienne
On dira good bye à tout le monde à chacun on poursuivra sur le cap notre horizon de la Belle Espérance
Tout ce que je tais c’est ce que nous savons l’été qui se voue des bulles lointaines sortant de terre et pas du verre pour une fois c’est un amour geyser poursuivant le ciel de sa touffeur de ses couleurs acides
Tout ce que je sais là moi qui me tais la tête reposée sur tes genoux tout ce que sais c’est que je sable comme je sabre à contre courant les yeux penchés dans ton décolletée j’y croise d’autres rivages moi qui reviens d’une land lointaine rouge de terre et noir de peau de toutes les beautés brulées le soleil l’ami qui s’accroche à nos vies et à l’âpre Liberté si Belle

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Sable 6
Mes apparences lourdes de savoir
mes longs doigts posés sur tes lèvres
est que tu rêves encore de notre Histoire
même si le ciel à la couleur de l’eau
moi c’est du sable bleu que je porte dans la poche de mon polo
Mes apparences lourdes de sagesse
celle là je sais que je te la dois
j’ai maintenant sous la langue le goût de ton corps
même si l’horizon lui n’est plus tout bleu
j’utiliserai de mes mains ce sable pour te le rebâtir
même si notre horizon à la pâleur du soir
je te le dis mon amour il y a encore et toujours de l’espoir
Pour deux peaux ou pour de beau
nous deux c’est libre comme l’amour dans les flots
Eli Eli toi que jamais je n’abandonnerai
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Sable 5

Marcher sur une bouche
pour qu’elle s’ouvre
à peut être des baisers
à peut être
pour qu’elle s’ouvre
Ou d’un tu dois sur les lèvres
pour empêcher la parole
nos tu doigts pleins les mains
qui se prennent en points déposés reposés
nos tus doigts pleins les yeux à se les couvrir
et s’affranchir d’écrire
Murmurer c’est ivre mes quelques pas
sur tes pas tout de suite
y suivre le chemin d’une lune à te sourire
d’un masque à ne plus saisir
maintenant que tu es là
souriante même quand je ne te vois pas
je te vois encore j’ai les yeux fermés
pas encore couché je me relèverai
et encore une fois je reviendrai
Eli Eli vers celle que je n’abandonnerai pas
‘remix 2006-2008, juste pour tes yeux comme tout ce sable que je dresse devant toi Ô ma Belle Lectrice’
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