Et se raconter une nouvelle fois encore
Et se parler jusqu’à la haute nuit
En rire sous les multiples affects
Danser avec la lune
Soupirer parce qu’on va trop vite
Alors que plus lentement c’est encore plus rude
Qu’ensuite l’ivresse apparait
Se gonflant dans tes ailes
Alors je parle sans hâte
Epelant ce qui s’annonce
Appelant ce qui se dit
A poser sur les lèvres
A poser sur les doigts
A poser aussi sur les yeux.
« Parce que t’as vu des guns
Dans ta vie, tu dis que t’as du vécu
Mes mots te perceront l’âme tant ils sont aigus » Oxmo Puccino
Parce que les larmes ça ne sait pas monter quand c’est dehors, descend, descend.
Parce les mots ça parvient aussi à tomber, et pourtant ma voix accompagne, nue, enveloppante, je suis ici ou là.
Parce que tu es là, que les sons, les sensations, les images…
Tout s’engouffre
Tout s’emmêle, se gonflant dans cette bulle là
S’intensifiant ensuite et par suites, sans arrêt.
Et Pourtant !
Là…
…Tout s’éteint dans le silence, plus d’écho, plus…
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…Et de derrière les paupières ça revient, par flash, par danse, ça revient et plus fort plus fort tout revient
Là !
Parce que t’as vu des guns dans ta vie parce que les mots ne sont que des images, des sons, des sensations, parce que les victuailles ne sont que des pleins alors que tu vides
tu vides de toi en t’emplissant de toi plus lumineux, plus grand.
Tu vides et c’est plein, c’est plein parce que toi tu es
c’est plein parce que les larmes veulent parfois sortir, que les rires sont là, aussi
Et que tendresse ce n’est pas qu’un mot, non, c’est plusieurs, c’est nombre tendresse, ça croit et se multiplie, ça danse dans l’air, ça sarabande tout autour de nous, et ça luit, ça braises comme un brasier d’étoiles, de soleils.
Et cette chaleur vient en nous, ça peut entrer par les mains, ça peut entrer par les yeux, ça peut entrer parce que ça veut entrer,
Et,
S’installer… c’est comment quand ça s’installe la chaleur et la tendresse, c’est comment ?
ça bruisse ? en se glissant partout ?
ça bruine ? comme un doux crachin d’été ? inondant tout doux doucement mais inexorablement comme sait le faire la nature, notre nature, ta nature.
Et c’est comment quand c’est installé ? que partout bruisse et bruine ? que partout chaleur et tendresse ?
Des images nouvelles, des sons neufs, des sensations peuvent émerger quand on est différent, tout est différent quand on est différent, sans même avoir besoin d’y penser…
La roue dans les vagues, c’est un lieu ailleurs mais pas seulement, c’est un lieu recherche
c’est là que ça tourne sans cesse, c’est là qu’on croise, qu’on se croise, qu’on sait qu’on ne sait pas, on est juste, on est juste parce que là ailleurs et là.
C’est là que commence la route, la route dans les vagues, c’est là qu’avancer c’est être comme l’eau, comme la vague, les vagues, comme dans un flux avant le reflux, comme avancer par vagues, laissant le temps d’avancer, il y a de grandes vagues autant que de petites, comme ainsi nos pas.
nos pas s’avancer trop vite, car c’est s’avancer, c’est avancer, et quand on avance on change, l’environnement change, nos sensations, nos images, les sons, tout change et nous. et nous.
Et c’est comme nos pas, c’est quand on croit qu’on est arrivé, que ça commence, que ça commence, tout commence… et continue…
Car tout ce qui commence ne fait que continuer d’être.
Private Investigations. Dire Strait.
Le chemin qui s’annonce, les mots en sont lourds, les mots signent, et moi
je singe ou je saigne
de mon sang quelques roses, et un peu d’huile pour la roue dans les vagues, la route dans les vagues, car je me sens partir avec elle, sur la route dans les vagues, suivre le flux flots et voir, percevoir, loin ?
percer voir ? car serait ce un voile qui te recouvre, serait ce une lumière qu’il faut franchir, serait ce une lune qui remplacerait le soleil ?
un pas près de l’autre, et je te vois là Carl, quelques pas, Amadeo, et loin des pas, des pas encore,
encore
encre l’encore avec cet ichor
encore encrer, ancrer mes pas sur cette route, avancer, m’avancer vers toi, vers toi ? où est ce toit ? ce qui me recouvre d’un nuage d’encre, ce qui me recouvre d’un nuage s’ancre, s’ancre en moi, une encre de lumière, une ancre positive, aimantant le soleil où la lune, aimant autant le soleil que la lune.
Et dans cette fuite des baisers ? dans cette fuite juste les baisers, dans cette fuite justement des baisers, dans cette fuite ajustement de baisers, dans cette fuite lent mais ajustement de temps de baisers, tant de baisers, loin d’amour, loin d’âme Our ? où se raccroche encore le thérapeute, en Essénie près de lui, se raccroche car il est bas, acceptant, acceptant ce qui est. Et laissant passer ce qui passe.
Demeurer dans ce qui demeure, oui je demeure, oui je demeuré, là
demeurer, « demourir » ? s’éloigner de la mort ? non se départir de mourir, demeurer dans le flot flux ne pas s’évanouir ne pas disparaître, dire pour apparaître tout au contraire, tout à son avantage, chevaucher un … chevaucher car Chevalier, et chevaucher une car fou. jusqu’au carrefour, car fou, et ne pas savoir quel chemin prendre, mais le prendre avec lui.
Là quand c’est haut c’est que le matin calme, et les mots fuient vers Sion la blanche. J’aurais aimé pouvoir te faire garder souvenir de mes mains, de mes mots, de mes larmes et de mes rires, mais tout passe car nous sommes passants.
Alors dans l’aube je te souris, au midi je pose mes mains, au crépuscule je tombe à genoux, et à la nuit je pleure. C’est ainsi c’est aussi comme ça que tourne la roue, les reis passent et nous demeure, dans un asile qui est nous, dans un exil de l’atre qui est tu ? oui qui es tu ? quand se tourne la roue dans les vagues, dans quel état te sens tu ? la tristesse de la lune doit s’effacer au soleil du jour dont tu es la pretresse la plus accomplie.
Sache le, je suis la plume humide, et toi tu es la Main, la porteuse de Main.
Et c’est toi qui m’écris.
Car je suis les chroniques je suis les mots je suis les silences et les émotions.
Terriblement fatigué. Lire ce texte de Maitre Mô c’est terrifiant, c’est aller au fond d’un soi que l’on ne peut pas aimer. Cette fange qui colle à l’humain, sans fard.
Terrifiant car nos relations humaines sont si …
J’ai même du mal à penser, poser quoi ? Des mots, pour dire quoi ? Des choses, et pourquoi ? Comme si dire changeait la force des choses d’ailleurs ou d’ici.
Le devenir humain, c’est en tournant au plus près de la roue dans les vagues, s’abandonner et tourner, loin de l’humanité, loin du cœur, loin de la pensée, des mots, des ailleurs et des ici. S’abandonner alors oui, se laisser passer soi même, ne pas demeurer non.
Le devenir humain c’est parfois ne plus vouloir l’être, c’est ni lettres, ni mots, c’est ni sens, ni contresens, ni roses, ni matelas, ni rivières, ni vagues.
Les flux flots ? Si seulement ça, si, seulement, ça. Pour atteindre le noûs, le reste je n’en veux plus là. NON.
-S’approcher du mur peut être ? Porter comme un anneau, d’un horizon clément, porter comme une danse au bout des doigts, une sarabande dans les lumières portées, une danse de passion et de joie, toute de sensualité exacerbée.
-En douceur, dolce, dulce, sweet, en douceur, s’effacer tout en restant là, disparaitre dans le soir, revenir dans la nuit, par la brume je me redéfinirai, je me reparaitrai, devenir lune à mon tour, sortir de la roue y retrouver ce que j’ai quitté, y revenir ensuite pour perdre encore un geste, perdre un signe pour en retrouver d’autres.
S’étouffer dans la crise d’air, dans la prise d’air, se retrouver vide et sensible.
Ensuite se transe porter en luit comme en ailes, s’envoler vers ses plumes, vers ses cieux, se mettre autour, et devenir étincelles et étincelant, braises d’un univers naissant. S’y retrouver avec dans la respiration, dans l’ample mouvement des poumons, du ventre, et des espaces claviculaires ; s’y retrouver plein loin de toute plainte. Se remplir de soi, comme si je pouvais être air, si je pouvais retrouver en noûs la légèreté d’ensemble.
Traverser le miroir.
S’en approcher c’est déjà poser le regard sur. C’est soudain se retrouver déposé dans un coin du dit miroir, là de l’autre coté, c’est la lune, dans ce coin déposé.
Le rythme c’est comme une forme de courage, ça englobe le cercle des ombres, ça se définit par la tonalité, la couleur, l’intensité. La forme c’est souvent celle de la roue dans les vagues, et quand tu la vois c’est que je suis là aussi. En fête avec ce moi-même qui se fait tournant. Passant.
Parfois on pourrait penser que j’ai trouvé là un point d’équilibre qui me permet de peser sur certaines choses. Corporalité ou esprit, c’est sur la même étagère, juste à coté de l’écureuil gardien. Est il une des formes de mon inconscient, j’en abrite tant, et temps. Je suis impermanence comme je te l’ai déjà écrit. J’ai du mal à être ce moi permanent et là, je flotte, je roule, je trouve et je tourne, je cours et je nage, et vole et je m’enterre.
Dans les horizons je me croise, dans les océans je me rencontre, dans les jardins je pousse avec les roses, dans les écoles je suis sous la craie cette poussière qui s’attache et colore les choses, dans une chambre je suis sur le lit épousant l’autre à chaque seconde faisant de mon corps une lance d’énergie qui ne jaillit que dans l’intention, qui ne se livre que dans le geste, l’attention et la plume. Et de mes mots la couleur bleue, comme tu la portes si bien, et de tes mots le voilà qui te convient tant, et si je m’y retrouve c’est que je m’y perds, et si j’y suis c’est que j’en ressors à chaque fois. Comme une ombre clignotante, je suis à la fois dans la présence lumineuse et dans l’absence de moi.
Si je cherche la totalité je trouve d’abord une ombre portante. Importante. Si je te croise c’est que je te suis, peut être rêver à cet instant où je te précéderai, ou cela mènera à la procédure ou douce.
Chronique sans trop de lumière, chronique où l’eau dans les vagues est presque sèche, l’humidité s’enfuit parfois avant de mieux revenir. Et si je n’est dans les ombres tu n’es toi que dans le soleil.
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