My love est soul et ma dame s’ennivre je sais par l’aube qui me l’a dit

que sa paume s’est endormie que ses lèvres enfin ont bleuies

j’ai encore d’autres doutes c’est la nuit après tout

my mind comme elle sombre lui aussi j’en deviens flou

j’irai dormir dans les fleurs dans les glycines si je les fond encore plus bleus

j’irai sombrer sous la lune en attendant ton joli cri freu

comme une shining place un lit de fougères lui bien heureux

chargé charmé bien entouré dans toute sa verdeur

plus que moi il passera bien ces heures

My love est soul et ma dame appauvrie s’est enfuie

sa paume s’est réveillée ses dents réchauffées

moi qui n’attendais que l’ouverture de son cuir le voilà bien refermé

ma main se fait braise

mon sang lui naguère punaise

se tait planté sur le mur à ses cotés se teint le fer ça carbure ça brouille nos flous

nos flous comme nos baisers.

 

 

ps: pour toutes mes commentatrices de mon précédent texte “Vide”

avec tout mes baisers d’ami.

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Dites moi un autre mot ,que le vide n’est pas d’en haut, dites moi que le souvenir est un piège. Peut-être. Que le vent souffle vers toi comme vers moi, que tu n’es pas autre chose qu’une marchande de mort, oui toi ! Cette putain ! cette vie ! qui bouffe la joie comme si c’était de la viande, et qu’elle n’était qu’une avaleuse.

Dites moi que tout ces humains valent le peu de vie qu’il leur reste, que chacun pense encore à faire quelque chose, à agir pour l’autre, à penser. Mais je n’y crois pas, plus, guère. J’ai le sang cendrifigé, punaisé sur le coeur, j’ai le coeur carboniqué, brisé, brimé, criminé, rouge de peur, de honte, de colère, de fin.

 

Si le souvenir est un piège, toi tu es ma cage. Ô barreaux.

 

Cendrifigé.

 

Abandon. Mentir, m’enfuir, mentir, m’en tire. Tout ces cris en –ir  tout s’écrire pour bannir la foutaise, la grande Foutaise, l’humanité.

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La Gente Isa est de retour, son nouveau blog est là, cliquez sur cette magique bannière où l’on retrouve tout son talent, et son gout pour le sépia ( je vous dis ça pour ceux de ses proches qui reçoivent ses mails, avec ses jolies photos dans ces tons )

Ses sanguines sont de la magie faite encre, ça respire, ça souffre, ça existe. Ses aquarelles et encre ont plus de force que tous les mots que je peux poser les uns derrière les autres.

Elle m’a fait découvrir Calaferte, je lui ai présenté Morgiève, voilà une amitié sensuelle et littéraire, et artistique. On existe que par ce qu’on porte en soi dirais-je pour paraphraser Calaferte, et on porte beaucoup, mes amis les plus surs sont des porteurs de douleurs. Sont aussi des artistes complets, peintures et textes. Isa est la digne représentante de ce groupe polymorphe qui transpire l’Art.

Voilà, je ne sais plus quoi dire, parler sans fard, sans mon style décadent, me laisse un peu sans voix, c’est trop nu ces mots.

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L’écrivain vu par Calaferte , dans Septentrion : »  Il a écrit pour vous. Pour vous tous. Parce qu’il est venu au monde avec ce besoin de vider son sac qui le reprend périodiquement. Parce qu’il a vécu ce que nous vivons tous, qu’il a fait dans ses langes et bu au sein, il y a cela trente ou cinquante ans, a épousé et trompé sa femme, a eu son compte d’emmerdements, a peiné et rigolé de bons coups dans sa vie, parce qu’il a eu faim de corps jeunes et de plats savoureux, et aussi de Dieu de temps à autre et qu’il n’a pas su concilier le tout de manière à être en règle avec lui-même. Il s’est mis à sa machine à écrire le jour où il était malheureux comme les pierres à cause d’un incident ridicule ou d’une vraie tragédie qu’il ne révèlera jamais sous son aspect authentique parce que celui lui est impossible. Mais il ne tient qu’à vous de reconstituer le drame à la lumière de votre propre expérience et tant pis si vous vous trompez du tout au tout sur cet homme qui n’est peut-être en fin de compte qu’un joyeux luron mythomane ou un saligaud de la pire espèce toujours prêt à baiser en douce la femme de son voisin.» 

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Jackson Pollock, number 7

J’écris en solitaire, seul, un solitaire seul, comme un envers solitaire, comme cet animalcule qui invertèbre mes propos, m’avale les mots, s’engouffre au fond tout au fond, j’écris et c’est mal si ça fait mal, où se touche le bien dans ce seul solitaire exil ?

J’écris seul seul ou j’écris, je crie, et le solitaire de mes cris, crie des écrits, crie et griffe ses feux dans mon extomac s’écrie-t-il, et de larmes, deux larmes, deux solitaires, moi et je en lui, moi j’écris, et je larme là là sans flamme ma vie sans flamme mon lit de vains propos

J’écris gomme ma chair latte soutien rappel j’écris et comme j’arme tout est égo tout est

Ego te absolvo, te absolvo, solution limpide, te absolvo pour absorber, le temps dans la vulve, le temps, pilier du réel, réellement pilier, axe, axis mundi, et de tes larmes, naissance

Ego te absolvo, lune j’écris en solitaire, mode on, mode off, mode d’écrire, mode de fuir, mode d’elle, son corps et l’enfouissement, son coeur tendrement, son sexe ruissellement, j’écris te absolvo, tu écartes les cuisses, tu écartes, faut-il que j’advienne ? le penses-tu, là dans le hall de cette gare, nous tout contre-collés faut-il que j’advienne, et si je gris si je gris nous deux seulement nous deux seuls, nous, et si je gris je m’attise dans ton sexe, je m’attise comme la matière attirée, je matisse peignant par flash de mes mains la passion sur cette vulve intense, intense, intense et vif, et ego, ego, ego, je m’enlise, j’épuise, j’émise, et gémir, et ego te absolvons, nos manteaux ouverts, nos manteaux fermés, nos manteaux de coeurs, nos manteaux d’âme, nos mensonges, nos mensonges et nos vérités, nos vérités, là dans mes mains, là dans mes yeux, là entre deux manteaux, rien ne peut mentir,

mentir

Et tu tombes, tu es, tu es, mon mien four nait, mon déluge, mon vent de coeur, mon orage sans raison

J’épris ma chair matte en soutien par rappel et gomme j’arme tout est ego égal tout est égal tout ça ne finira que quand ça finira, dans les ego où tout s’absout, mes mensonges mes mensonges mes songes, mes épuisements, mes flashs, là dans le hall si je m’égare, mégarde, mégarde là où on se regarde, tout seuls les yeux tous les yeux et nos abattements, nos battements là  se quitter, là, là, toujours, toujours trop dur, je m’enlise, je m’enlise dans ta

Dans ta je m’attise, je t’attire, tout est moi, tout est moi, tout est seul quand j’écrirai toi quand j’apprendrai toi quand je saurai toi

Dans ta je suis attiré, attisé tout est toi tout émoi tout est seul quand j’écrirai seul le voeu solitaire le vieux solitaire envoeux envoeux d’envie envoeux d’envies envieux d’en vie d’être d’être seul à écrire ce qui nait de là solitaire mon coeur tendrement ton sexe ruissellement pas seulement pas feulement rugissement ton sexe je matisse à le peindre seul je matisse avant de pourrir seul quand j’écris en solitaire que seul le solitaire écrit

tu tombes, tu es, tu es, mon mien four nait, mon déluge, mon vent de coeur, mon orage sans raison

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Et j’aurai les mains dans la brume
terminale
j’y croiserai par poignées le bruit utile des baisers

Et

Je regarderai les fleurs
parmi leur cœur comme un papillon qui y cueille le désir

Et

Sur une de mes larmes je poserai l’espoir j’aimerai tant voir ton ciel
bleu

Et

Tes mains sur mes hanches tes doigts dans ma bouche tes pensées plein mon cœur voici

L’aube

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Et

Toi allongée dans l’attente, tes jambes qui dansent ton petit pas qui se devine tes mains qui se tendent

Et

Tu te dresses dans les idées d’un French Cancan, sur la nouvelle ère d’un Moulin Rouge d’où le dessert qui nourrit ces ombres tout sera la nuit

Tu en essoreras la pluie tu couvriras le désert d’un tapis de sel d’où pourtant naitront nos roses bleus

Et

S’il fuit d’un désir de banquise notre désir note qu’il faut fuir avec lui à la poursuite de la lumière pour ce qu’elle touche en nous

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C’est féroce la nuit

c’est carmin c’est la chair le si beau fruit

Et

Ruissèlement l’eau coule toujours quand elle se connait de l’amour

d’une fleur d’un parfum tout t’inonde et mes mains qui sortent de l’ombre…

Peintures: IsaBercée.

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Je suis revenu sous la mitraille brume des enfants de faïence

Lou caresse moi mais en douceur la vie qu’il faudra me faire

pour oublier ces violentes frontières

Je suis revenu

et si je cours j’estime le vent la lune et d’autres enfants des naufrages nous voilà

est ce que ce vent est la fontaine mystère d’entre tes mains j’en sors à peine ?

la plume de tes baisers

et si je tend mes je dois à la lune je dois parler je dois parier je dois prier pour d’autres Ishtar où alors feras-tu couler mon sang ?

Et si la nuit elle me dévore j’en reviens pas j’en reviens pas

je coulerai pour toi je sombrerai ma foi j’amerrirai plus bas plus bas et si la nuit elle me dévore j’en reprend pas j’en reprend pas

putain c’est l’aube et ces matins qui tournoient et mes bras sans toi

j’en rêve j’en dors à peine si je ne sens pas ton pied contre le mien

dors dors petite plume

tout est à tes pieds

et si la nuit elle me dévore je pense encore à toi encore à toi

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