It’s not the time…

It’s not the time…

Elise oui te voilà nommée, Elise celle qui est née des lettres et fut élue, choisie.

It’s not the time

allez oui je le crois ne te rapproche pas plus tu sortirais alors de moi
ne te rapproche plus reste là comme ça tout entre toute entrée toute rentrée
le bord des lèvres dis tu ?

It’s not the time

chaque nuit c’est plus profond la nuit encore chaque page tournée Elise c’est toi que je tourne et retourne
entre mille entrecroises c’est toi ou moi ce mille-feuilles qui tellement friable laisse du sucre sur mes doigts ou sont ce les tiens

les yeux fermés ne rien « ça voir » les yeux fermés c’est juste flamme une flamme Elise avec son plein de lettres celles qui savent crier jusqu’à l’orgasme et celles qui parlent dans un souffle à se raconter mille histoires les unes avec les autres les autres avec les unes entretissage de lettres figées sur mon corps ou mouvantes sur le tien comme l’inverse ment je n’en parlerai même pas

les yeux ouverts non je n’ose plus je reste avec toi Elise oui c’est ton nom secret celui qui est sorti de l’urne celle où je brûle toutes mes fausses croyances

serai je aussi cet homme qui regarde la nuit ? oui si tu es la nuit si tu me tourne et me retourne à chercher ces lettres qui sont miennes

Sunday ? tourner et se retourner encore oui l’un face à ta nuit si l’une face à ton jour

Elise oui c’est une histoire de tours
les tours que l’on se fait ceux que l’on se fête ceux qui montent jusqu’au ciel et ceux qui tombent qui chutent et silence oui silence tout ces tours les miens et les tiens et les riens

It’s not the time

allez oui je le crois ne te rapproche pas plus tu ressortirais de moi

Alors ? dors baby dors alors oui dors dans cet ensemble qui court à l’éveil par ses rêves

PatD2017

Donnez moi asile mon amour…


par don ?
précisons ici que l’amour aimait aussi l’amour

Donnez moi asile mon amour…
par don ?
précisons ici que l’amour ne savait pas quoi dire à l’amour

Donnez moi asile mon amour…
je ne sais pour quoi ?
donnez moi asile mon amour…
mais à quelle faim ?
précisons ici que l’amour semblait se refuser à l’amour

Ne vous retenez plus donnez moi asile mon amour…
mais il n’est pas là il ne l’a jamais été il est parti il y a longtemps
« asile mon amour » est il le sujet ou est il l’objet ? est il celui qui fait venir le sourire ou celui qui fait naître les larmes ?

Et le sourire est venu ?
je ne sais plus…
et lors de cette naissance les larmes étaient belles ?
je ne sais plus…

Donnez moi asile mon amour…
que je tremble contre la porte que je flambe contre l’âtre que je m’effondre contre vous…

Donnez moi asile
mon amour…
à toute faim et sans pour quoi
donnez moi asile car seul l’amour peut reconnaître l’amour…

PatD

Le bruissement d’une feuille porte plus de mots d’amour que mes mains n’en peuvent porter

 

Ce poème, est une tentative de récit d’un « rêve » marquant d’il y a quelques années vers Noel, et en relisant une phrase ressortie des limbes de facebook, un post d’il y a 8 ans, j’ai plongé sans savoir si je devais et pouvais sauter…

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Le bruissement d’une feuille porte plus de mots d’amour que mes mains n’en peuvent porter
nu dans la nuit
courir
s’envoler de soi-même de soie grège
se poser fermer les yeux ici aussi ou là
et sentir la colère qui t’amène vers moi
en vagues chargées d’électricité

Le bruissement d’une feuille porte plus de mots d’amour que mes mains n’en peuvent porter

rouvrir les yeux pour t’accueillir me laisser cueillir d’une main d’un sourire mien
poser ma main sur ces vagues et sentir que tout cela porte aussi l’humidité du vent
l’humide et le sel que je sens déjà au bord de mes lèvres
serait ce un baiser et ma main caressant ces vagues
en ses jambes et ses fesses
en ses reins et ses seins
en ses lèvres et ses mains

Le bruissement d’une feuille porte plus de mots d’amour que mes mains n’en peuvent porter

ta colère est devenue ciel par le haut et océan par le bas
elle et toi comme des étincelles sous mes doigts
je ne sais si je peux entrer comme ça en soupirant des mémoires
je te prends et nous plongeons dans l’onde
l’eau lustrale pour mener à ces noces privées et sacrées
je ne sais pas si je peux entrer comme ça libéré de tout sauf de toi
mais je la sens tout contre moi et elle aussi cette ouverture à l’ouverture
ce signe d’un maintenant déjà d’un présent cadeau ou d’un cadeau comme ça
qu’on s’offre sur un souffle et par nos baisers
je plonge tu plonges nous avons plongé
sans savoir qu’il fallait sauter nous avons plongé
tu replonges et moi je te suis comme tu me suis

Le bruissement d’une feuille porte plus de mots d’amour que mes mains n’en peuvent porter

Pat Duquoc 2017

 

Ne rien faire

Laisser tomber portes et fenêtres, et les murs.

Et ne rien faire dans ce non agir

Laisser le vent me caresser m’emporter c’est l’automne.

Laisser la neige me recouvrir c’est l’hiver

Laisser les fleurs m’heureux pousser c’est le printemps

Laisser les vagues me caresser et le soleil c’est l’été.

L’insupportable désordre de l’Amour / 5 – de la naissance de l’Ida

Paris

 

D’étoiles en songes
Une rue qui glisse là et qu’on la prenne
A rebours ou dans le bon sens
Ensuite renaître pas à pas sur les pavés
Il coule ton rêve qui se glisse entre mes lèvres

C’est un risque et je veux que tu le prennes
Même si tout autour de là c’est l’en jeu et l’an fer
Rien à perdre que des mots des vies des sourires

Rendre la fuite impossible à jamais à jamais
Que du long de tes cheveux courants longs à la rivière
Tout entoure ce nous sans le faire comme une valse une histoire bleu

Eros la flèche et les ombres
L’Ida qui courre qui s’enroule autour de lui
Et l’orage qui gronde et les mots qui tombent
le silence à l’ombre laisse la place à la lumière
les éclairs sans glace nous désaltèrent

D’étoiles en songes sous la toile ou derrière
Une rue qui glisse là où tu te caches et qu’on la prenne entre nos bras
Ensuite renaitre
Pas à pas sur les pavées et entre les travées se dérouler à pleines jambes

Et j’avoue y laisser couler ton rêve et qu’il se glisse encore et encré entre mes lèvres

L’insupportable désordre de l’Amour (l’IdA) 3 –

Paroles d’Eros

J’écoute les oiseaux là bas qui ronflent bas sur la lisière
les troncs lacés bien serrés, je les regarde défiler tous à mes pieds


oui je suis juché…

eros-marc-camelbeke

 


D’un regard sauf sur cette épaule je laisse couler, je laisse les mots qui viennent, et les regards qui vont à Rome autant que des caresses revenant halte hier faire leur pause à Paris


Alors oui je suis juché…haut sur le ciel me suis couché, et l’arc et ses quelques flèches déposés…
Je ne me sens plus bien, je ne suis plus d’époque, ça tire partout mais l’amour ? où est-il passé ?

Pourtant je sais moi fils du Chaos que le désordre vient avec moi, le bien puissant désordre humain
J’en sais les mots mais ça me fait triste là, ça me fait triste quand je passe par Paris
Moi qui aimait les aubes après la musique pour y trouver deux coeurs vibrants à la même heure
je suis tombé ce matin là, à genoux, dans tout ce sang…
Quand je me dis tu penses à moi mais voilà y a jamais plus personne
Vive la rumeur des choses, et ces caresses dans tes yeux bleus
Vive la belle humeur et la Belle Epoque, et ces échos qui passent de ton coeur au sien, qui reviennent quand je les touche encore une fois et s’accélère, et s’accélère

alors je suis oui enfant du désordre, que je pose mes doigts bien au delà de la morale et j’en suis fier, car c’est bien elle la morale qui tue au nom d’elle même et tue encore aux terrasses des cafés comme dans les salles de concert.
Alors oui je suis l’enfant du désordre, et je brise parfois quelques structures, quelques mariages, quelques histoires bien antérieures
bien sûr, j’en sais les mots quand je vous touche de ma flèche d’or
Et l’abri sombre de vos lèvres sombres et plus de mots mais des silences et des peaux, des peaux qui luisent, qui s’étoilent comme d’antan dans les cieux.
Et parfois même, ce sont deux soleils que j’éveille et je les regarde trouver leurs mots, leurs éclairs échanger, et les lumières, les lumières partout briller.

l’insupportable désordre de l’Amour /1

Et donc voilà le premier texte sur cette thématique. Pas trop de désordre encore, ni d’insupportable…

 

 » sous une approche clean language » clin d’oeil à mon ami Frédéric Quié et à quelques autres amis maniant le clean avec élégance.

Le-tatouage-plume

 

Et quelle genre de caresse est cette caresse ?
C’est comme une plûme brulante… comme un torrent courrant tout au fond de moi, et cette plûme se laissant emporter…
Et c’est brûlant comme quoi ?
comme la lave qui passe sous ma peau… comme la lave qui rencontre le torrent, comme la plûme qui se consume et il ne reste que la lave toujours plus présente et brûlante…
Et où est cette lave brûlante ?
Juste sous ta main… juste sous tes doigts… juste sous la pulpe… juste sous le pouce qui se pose, sous l’index qui roule… juste sous la pression de tes doigts
Et où plus précisément ?
là…juste là…
Et qu’aimerais tu qu’il se passe maintenant ?
que jamais cela ne cesse… ou que cela recommence…
Et quel genre de recommence est ce recommence là ?
Plus fort, plus intense, plus profond, plus délicat encore si jamais c’était possible…
Cela te va si nous arrêtons là ?
non…non…
On va passer en off mon aimée… Et que jamais cela ne cesse…