Si j’avais inventé la lune soleil tu te marierais et mes paupières définitives

fermées se couleraient de suint

Si j’avais parlé l’aube Aurore tu m’aurais pardonné mes tristesses comme mes faiblesses

coulées dans d’étroits défilés

Mais je ne suis que fumée et toi de ta lame délicate tu écartes tu m’écartes tu me sépares

sans fin sans frein

Et pourtant je ne trouve même pas mes larmes

Et pourtant moi je ne voulais que ta paix et calmer le vent du dedans

Alors oui forcé je me tais je me couche je ne me soulèverai plus que de peu

à peine de quelques doigts

Je me couche là où il ne me reste aucun mot.

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Quels sont tes souhaits quels sont tes désirs se situer au niveau de l’humain de l’humeur de l’humour poser les mains sur chaque arbre et le devenir

poser son regard sur le ciel tendre
mes branches tout là haut
devenir canopée et tout reconstituer

regarder les nuages me reposer toucher d’une larme ma canopée
retenir sur mes feuilles cette goutte si bien dosée

alors mes souhaits ne sont pas pour toi non

si j’ai un vœu ce n’est pas un vœu
si j’ai un souhait ce n’est plus un souhait
si j’ai un désir ce n’est pas plus qu’un désir surement moins

l’humanité est mon besoin j’ai envie qu’il soit un chemin vers le coeur vers la fleur le calice et la source l’enfantement des sens la naissance de toute sensualité: aller vers la vie avec elle vers elle accompagner l’instant l’unique moment

 

pat210609-48

que l’on trinque à toute santé, le’ chaim, à la vie, à toute vie par son eau

que je torrent fleuve ou chutes sur toi ou moi que je ruisselle que je coule que je tombe que je sois la vie celle qui pose pousse se hausse que la vie emporte tout que la vie se pose partout en paroles comme en mots en joie en douceur en passion en chacun des mouvement avec respect

la vie mon amour la vie et qu’on la décompose en mouvement, en amour, qu’on pose le regard sur les corps avec plus de douceur, qu’on pose les lèvres sur les cœurs avec plus de fureur

j’ai un besoin d’amour pour la vie pour l’humain comme pour toute vie pour toute fleur tout arbre que l’on doit chérir
j’ai un besoin que chacun doit chérir : La vie
j’ai un besoin qui n’est pas moi qui n’est pas toi j’ai un besoin qui est humain qui est l’humain qui est la vie qui hait la guerre ou la douleur qui se tait qui ne pleure pas mais qui avance par la vie.

à toute santé, le’ chaim, à la vie, à toute vie par son eau à vous tous qui êtes sans je

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Il n’a pas de mots il n’a que des reflets dans l’ombre des soliloques solides loques qui abritaient un coeur

Tranche acérée un cœur arraché un cœur qui sèche en dehors un cœur qui momie s’enfuie sans un cri ôtant la bandelette dans sa course haute des reins

Il n’a pas d’autres

ni places ni audaces

ni espoirs solidaires en tout à ses doigts qui le broient qui l’éteignent sans douceur et au loin elle de ses regards bleus saisie autre chose elle voit diffracte l’odeur de sa sève passe par un prisme et le cristal ment il n’accuse pas non il récuse les doutes vus au travers de cette mauvaise lumière il récuse tout ce qui l’a abimé poussé dans l’abime plongé dans les abysses où l’eau ne sourit jamais

Tranche acérée un coeur peut-être il était il était oui lui aussi je parfois jeu jamais

Il n’a plus de mots il n’a que des reflets dans l’ombre élastique du troc des hauts plateaux qui habitent si loin que le train n’y passe pas ni rails ni jetée ni bateaux sans port

il n’a plus que des attaches et des rives

Dérive oui

D’un coup entrer la tête au fond de la bouteille entrer les mains plonger à se cogner le nez trop au fond trop se briser comme miettes que voilà miettes mon nouveau surnom miettes qui se voile d’un grain quand approche la mouette that’s not the shape of my heart et il s’engouffre s’entrouvre se poursuit lui même dans le gouffre comme si c’était le goulot du mépris et qu’il se succède en plusieurs nids

Alors tu ris d’un acide mauvais tu ris et ça crisse sur le sable l’effet du vent qui enlève toutes les dents toutes les chairs tous les os remparant tout avec le sable noir grain par grain

le vent ? où ça ? il ne souffle pas dans l’oeil du cyclone rien ne souffle mais à la fin je finira en morceaux comme miettes morceaux petits débris arbrisseaux arrachés miettes de peu

Outrepart comme ailleurs en un temps de mensonge comme à coté du cristal tout au travers même la lumière ment

Je ne jette rien encore que oui j’ai jeté mon coeur j’ai lacéré mes tissus

j’ai endeuillé mon sang et dans mes rêves je tisse plus d’un linceul

j’ai découvert entre mes os la parenthèse du désert l’assèchement des sens.

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Deux ans pour le finir, mais le voilà, à l’aube et au soir il a la teinte de mon coeur.
**

Orage automatique, une salle fugace, plus près du terminal là où on s’enferme, une vie, un lieu qui sans porte s’emporte dans deux coeurs ou deux mémoires ou deux os soudés entre eux, puis faire les proches du condamné, la même pièce, avec un goût amer, une immense baignoire, un tub, antique ou ancien, qui fier au milieu de la pièce chasse le lit contre le mur humide où sont tant collées les larmes sur les capitons que leurs dessins destinent plus que l’aube qui elle n »arrive pas là…

Lit, lis, lit, qui ne fait que tourner ne sert pas non ne serre pas lie pas lié, et dormir si ce n’est pas mieux non ce n’est guère si ce n’est guerre non ce n’est pas lié à cette lie…

Et j’espère en corps qu’il est des lieux comme Fort Sommeil, même si métal y couve le sang de ma douleur…


-Putain de cauchemar

-tu dis ?

-Rêvé que j’étais plus là, et comme j’étais plus là, j’entendais même plus les cris de jouissance de la nana derrière le mur

-mort ?

-Non, y avait plus d’eau et j’étais sorti de la baignoire

-hola, rude rêve, mais remarque tu n’es pas dans une baignoire là, mais sur un lit, et même pas sur un matelas à eau…

-ah!

-oui, et puis chacun son trip man, moi c’est Eros, toi c’est Thanatos

-punaise, comment t’arrives à mener une conversation en te triturant la queue, érotomane je crois ça plus grave que mon voyage dans une baignoire, y a rien de sain à se masturber tout le temps

-plus grave ? Eh, je crache pas la purée sur toi, man, suis respectueux de mes potes moi, et toi avec ta baignoire comme lit, ton eau qui peine à ressembler à un vrai liquide, tes airs de je sais pas quoi, après oui, tu me trouves plus grave que toi qui a découpé ta femme en morceaux ?

-Pas découpée !  lavée ! et dans une baignoire, dans cette baignoire

-ouais, si tu veux… mais lavée avec un couteau de découpe, tu y vas fort pour enlever la saleté toi ! puis tu deviens lourd avec ta baignoire

-ben une baignoire à l’ancienne, un tub, ça pèse tu sais… et j’ai peut être mal jugé la profondeur du nettoyage, en tout cas l’eau prend une jolie couleur, plus suave, plus sensuelle que celle de la crasse classique. Elle vieillissait mal, elle avait de plus en plus mal, fallait laver toute cette saleté de vieillesse, de maladie, ses douleurs,  fallait que je répare ce que la vie avait fait, c’est ça aussi l’amour, c’est ça d’abord même, nettoyer ce qui est sale en amour pour faire moins mal.

-Alors c’est peut être la même qui jouit derrière ce mur ? celle qui crie pour que je jouisse avec elle, celle qui se caresse devant son mur, pinçant mes lèvres entre les siennes pour que je ne crie pas, alors je fais, je prends ma bite raide, je continue, je recommence, et je l’entends toujours, moi ça ne me lave pas, ça fait mal et ça fait bien, c’est un peu comme quand je me tape la tête contre le mur,  le sang en moins, les bosses en moins, oui tout comme, sauf que ça donne de putains de crampes, et c’est pour ça que je fais des pauses, comme elle remarque…

-ouais, les crampes je connais itou, moi c’est plutôt dans la main droite, dans l’avant bras, une ankylose, une paresthésie, une subtile dolore, tiens j’espère que la main, le bras vont tomber, autrement je crois que j’ai gardé mon couteau, je laverai…ou peut être que je perds la tête, sans la tête je serai surement mieux, ou juste avec la tête remarque, je pense qu’elle flotterait pas mal dans la baignoire, je voyagerai d’un bout du monde à l’autre

-Moi c’est la boite à souvenir que j’aimerai laver, elle fabrique plus de trous que de souvenirs cette boite, on a du me bercer trop près du mur de Berlin, ou de la Grande Muraille, ça donne des moments qui ne se savent plus, faudrait voir, tiens des fois, ton couteau tu me le prêterais ?

et d’un coté lyrique ?

Et un coeur rouge et le peindre sur le sol pour aller jusqu’aux murmures derrière lesquels cette femme jouis, si je frappe la tête tout contre tout contre je sais que rougir j’aurai aussi la force de teinter sans une lame mes joues mon front mes os

J’écris toujours que l’âme menace que tout se glace et tant que mes doigts sont encore purs de sang mais tout est pur pleur de sang sur ma peau

Si rien n’est rouge quand tu reviendras l’arbre sera lui bien tombé et quand les samouraïs me casseront leurs sabres sur la peau il y a des chances que seul ton amour m’épuise au lieu de me tuer

Mais sur une histoire de fous où poser les baisers si on n’a plus de lèvres ?

Je vais briser ce mur avec mes dents mes ongles mes sentiments si la folie me dirige y a des chances que les murs se resserrent tout porte à la mort dans ce texte de fou tout porte à la fin quand toutes les portes ont été enlevé

Et

Puis si son doigt décris des éclairs des signes méconnus de nous comment savoir où trouver la clé si le silence en est la serrure quand dans les mots les mots toujours dans la tête la mienne et la tienne les cris les et moi et toi les émois étoiles défilent comme des coups portés vers le ciel

Saurons nous danser courir dans les vagues et voir naître Aphrodite ?

Frêne au long fil courbé que n’ai je entendu les Nornes qui prolongent là le puits d’Urd au fond de ma baignoire, frêne que je vois pousser brisant les remparts d’os qui restaient là au fond comme le sang froid caillé, je  ne suis qu’un primitif, qu’un plumitif, et face à l’entendu, est-ce Yggdrasil qui pousse se carapaçonnant d’os pour refaire l’axis mundi

Puisque tout fût le temps, qu’il se lève comme le vent de la fournaise le piton rocheux qui brisera mon coeur coupant loin le fil et si je ferme les yeux je reste négatif, et si je les ouvre le soleil devient noir comme une perle dans ma main

Je veux m’assoir sur une chaise, pointant le regard sur cet arbre qui remplace rempare ma vie comme il est droit comme il est digne comme il est large comme ses racines plongent dans la bonde du puits d’Urd que le flot contrarié pousse même quelques petits rires de contentement ? de plaisir ? ou est ce en corps la jouissance de la dame de l’autre coté, la ferai je naître comme si je lui apportais des fleurs à travers ce mur, derrière, comme si cela pourrait faire naître un peu plus, et si le Frêne me parle que vais je lui dire ? que je ne suis même plus une feuille, même que ma tête en est si folle que mon axe est malade que je ne suis plus droit que je pleure parce que j’aime malgré tout ça que je pleure de joie comme de douleurs ou de douleurs comme de joie on sait juste qu’on pleure, faut aussi oui avec ces larmes nourrir le puits, et nourrir le flot car voilà qu’elle chante de l’autre coté, chant du désir de naître chant qui désire l’eau, mais où est l’eau plongée dans tout ce sang ?

-Pourquoi graves-tu un coeur sur ce mur ?

-Pourquoi ai-je encore un coeur serait la bonne question, man, je grave celui là pour me débarasser du mien, j’ai réfléchi cette nuit et je ne le mérite pas, je n’en veux plus. Errer, attendre ce qui est derrière, espérer, tout cela est vain, tout cela ne veut rien dire.

-Tu doutes de quoi ? de l’amour ? ou de l’existence de cette femme derrière le mur ?

-Je ne doutes plus, non, j’ai le couteau qui se réveille, la lame perd de sa froideur, tout se tient prêt, et bientôt j’aurai fini ce coeur sur le mur, et bientôt j’arracherai le mien, j’essaierai juste de peindre de mon sang  le coeur de ce dessin, avant que le dessein m’emporte. Je pars man, je pars, je m’enfouis, racines au pied de l’Arbre, je m’enfouis vers les vers, vers le vert, moi qui suit tout à l’envers je ne crois plus en rien là. Ce n’est pas du doute c’est de la fournaise effrayé du vide voilà ce qui occupe l’espace de mon coeur en ce moment, un manque d’atroce même pas un manque de tendresse même pas, non un vide à la fournaise éploré. C’est tout.

P.2009

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Tout ce que je regarde à un drôle de gout like a miracle tudieu voilà le bleu le bleu ici dans tes yeux tout ce que je remarque c’est l’attache qui rompt qui fout le camp et mes images fuient toutes au fond de mon drôle de coeur

fin de rêve pour un drôle de crime

 

niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur

aimer c’est souvent aller vers l’amer. là filent et folles les vagues oui les vagues matraquent nos âmes

matraques de quelques doigts sur l’ombre niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur

 

ces trois mots matraquent mes ondes.

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On ne meurt presque plus on s’amuse de mes refrains de mes grelots qui frôlent le pastel l’écru le carmin par les bleus tout de la chair en faire au tour le tour au bord de l’autre je ne me trouve pas je ne me trouble pas

Je creuse l’espoir par espoir mais si j’m’y perd j’m’assomme bien trop en loin dis moi ce que tu prouves avec le gout amer de mes baisers non je n’y vois aucune excuse les jeux sont faits les jeux sont faits

Tu attaches le démon à mes pieds tu l’as arrimé là comme si j’étais la rive et toi l’eau courante l’eau vivante et moi la rive figée pour l’éternité.

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j’ai regardé et j’ai encore serré les poings quand tu es partie devant moi alors je me suis retourné et comme j’avançais sans me poser le ciel m’apprivoisait

tu savais que le vent lui me poussait j’ai quelques rêves insatisfaits qui ne peuvent pas te toucher pas plus que ma main qui par là se tend voire même par loin s’étend

j’ai regardé loin en fermant les yeux et plus jamais toucher du doigt ces horizons noirs que je vois en moi ces pâles démons qui ruinent et qui cendres mes désirs de lumière

dans ton regard j’étais solide pourtant mes pas me font tanguer c’est bien comme ça d’un week end étrange à Tanger tes yeux ont vu sur moi le feu que quelques démons faisaient briller sans savoir que tu me suivais et que le ciel se tourmentait

tu avais pris gout à mes baisers tu pensais que j’étais un prince tu doutais mille fois par jour et j’avançais la main tendue tu avais pris pour moi la décision de mes pensées je regardais ta main me chercher

tu avais l’oeil et les sentiments pourtant tu me voyais mal à cause des ombres qui me font vain qui poussent mes coeurs à tous se mélanger comme des apparences qui me font plaies d’un hivers de contresens

j’ai tout essayé me bruler entre deux oreillers me tuer les mains sur les lèvres mais désolé jamais je n’ai pu ces idées douces à retrouver j’ai pas envie de partir j’ai pas envie de mourir j’ai envie de tout quitter de tout salir pour encore tout nettoyer mais bien sur mais bien sur mon coeur joue le jeu de la morsure la morsure comme folie d’aventure

aujourd’hui je plais à tous les meurtriers sans objets même un peu comme les autres le sang sur les mains sur le coeur sur les lèvres je sens que ça coule mais mon feu se déplait dans ces rêves imparfaits

avec un peu de chance avec un peu de chance avec encore un peu de chance un peu encore peut être que je n’existe plus que dans tes yeux qui se ferment que dans tes yeux qui se referment…

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